C'est une technique que nous avons pu observer lors de notre voyage à Pékin en novembre dernier.
Typiquement de style chinois, le cloisonné de Beijing est considéré depuis sa naissance comme ayant une grande valeur. Il servait principalement à décorer les palais impériaux pendant les Ming et les Qing.
A cette époque, il était principalement émaillé en bleu.

 

La production d'un cloisonné nécessite plus de trente étapes. Il faut commencer par façonner le cuivre pour en faire des bouteilles, des pots, des boîtes ou des plats, avant de les damasquiner avec des fils de cuivre.

  


On procède ensuite à l'émaillage. Une pâte d'émail de couleurs diverses est sertie entre les cloisons.

 


Ensuite c'est la cuisson. Plusieurs cuissons sont nécessaires, tous les colorants n'ayant pas le même point de fusion, et on doit appliquer plusieurs couches de colorants pour obtenir l'effet désiré.

 


Sortis du four, les objets sont polis avec une pierre meulière et du charbon de bois.

Le polissage amène l'arasement de l'émail et des cloisons. On plonge après l'article dans une solution d'or où passe un courant électrique. On obtient ainsi un ouvrage où l'éclat du métal ne cède en rien à celui de l'émail. 

Vendredi 6 mars 2009
- Publié dans : Culture chinoise
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus